Politique de confidentialité
Dernière mise à jour : 31 août 2026
1. TL;DR
Ce qu’il faut retenir avant d’entrer dans le détail :
- Vivi est un logiciel vendu aux écoles de danse. L’école décide quelles données elle saisit sur ses élèves ; Vivi les héberge et les traite pour son compte.
- Les données sont hébergées dans l’Union européenne, à Francfort (Allemagne).
- Aucune publicité, aucun profilage, aucune revente. Les données ne servent ni à de la publicité ciblée, ni à l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.
- Une mesure d’audience est utilisée sur le site public et sur l’espace des écoles clientes, pour comprendre comment le produit est utilisé et l’améliorer. Elle est décrite en section 11. Elle ne porte pas sur l’usage individuel des élèves.
- Certaines personnes inscrites par les écoles peuvent être mineures. L’application ne connaît pas leur âge et ne s’adresse jamais directement à elles. La section 5 précise ce que cela implique.
2. Qui traite les données, et à quel titre
La responsabilité du traitement se répartit entre deux acteurs distincts selon la catégorie de données concernée. Cette répartition détermine à qui une personne doit s’adresser pour exercer ses droits, et qui répond du traitement.
2.1 Les données des élèves et des membres d’une école, l’école est responsable
Lorsqu’une école utilise Vivi pour gérer ses élèves, ses cours, ses présences et ses paiements, c’est l’école qui est responsable du traitement. C’est elle qui décide :
- quelles personnes sont inscrites dans l’application,
- quelles informations sont saisies à leur sujet,
- à quelles fins elle les utilise,
- combien de temps elle les conserve,
- qui, parmi son personnel, y a accès.
Vivi intervient comme sous-traitant : Vivi héberge et fait fonctionner le logiciel, et n’agit sur ces données que sur instruction de l’école et pour lui fournir le service. Vivi ne les utilise pas à ses propres fins : ni prospection, ni revente, ni profilage, ni entraînement de modèles d’intelligence artificielle.
Conséquence pratique pour un élève ou un parent : pour demander l’accès à des données, leur correction ou leur suppression, il faut s’adresser à l’école. Vivi ne peut pas donner suite directement à une telle demande sans l’accord de l’école, sauf, précisément, à violer la confidentialité qu’il doit à celle-ci. Vivi assiste l’école pour lui permettre de répondre (section 9).
2.2 Les données des clients, prospects et visiteurs, Vivi est responsable
Vivi est en revanche responsable du traitement pour :
- les données des personnes qui créent un compte pour leur école (administrateurs et propriétaires d’école) : identité, contact, facturation, support ;
- les données des personnes qui remplissent le formulaire d’intérêt sur le site public (prospects) ;
- les journaux techniques nécessaires au fonctionnement et à la sécurité du service.
L’identité complète du responsable du traitement figure en section 1 des mentions légales.
3. Quelles données sont traitées
3.1 Données des élèves et participants (école responsable)
| Catégorie | Contenu | Origine |
|---|---|---|
| Identité | Nom, prénom | Saisis par l’école, ou par la personne lors d’une inscription |
| Coordonnées | Adresse e-mail, numéro de téléphone (facultatifs) | Idem |
| Compte d’accès | Adresse e-mail, mot de passe (stocké sous forme d’empreinte, jamais en clair), rôle dans l’école | Créés seulement si la personne dispose d’un accès |
| Rôle de danse | Indication leader / follower | Saisie par l’école ou choisie à l’inscription |
| Inscriptions et présences | Inscription à un cours, présence ou absence à une séance datée | Saisies par l’école lors de l’appel |
| Abonnements et cartes | Type de forfait, crédits restants, dates de validité | Générés par l’application à partir des paiements |
| Paiements | Montant, date, moyen de paiement, forfait acheté | Saisis par l’école |
| Commentaires libres | Texte libre associé à une fiche | Saisi par l’école |
| Journal d’activité | Trace horodatée des actions effectuées dans l’espace de l’école, et par quel compte | Généré automatiquement |
Deux points méritent d’être signalés explicitement plutôt que noyés dans le tableau.
Le rôle leader / follower. L’application enregistre, pour chaque personne, si elle danse en leader ou en follower. C’est une information fonctionnelle, elle sert à équilibrer les cours, et non une donnée d’état civil. Elle est toutefois, dans certaines pratiques de danse, corrélée au genre. Vivi la traite strictement comme une préférence de pratique, ne la déduit d’aucune autre donnée et ne l’utilise à aucune autre fin. Les écoles sont invitées à en faire autant.
Les commentaires libres. Ce champ est à la disposition de l’école et Vivi n’en contrôle pas le contenu. Une école pourrait y inscrire des informations sensibles au sens de la loi, une blessure, un état de santé, une situation familiale. Vivi recommande expressément aux écoles de ne pas y consigner de données de santé ni d’informations relatives à la vie privée d’un mineur, et de s’en tenir à des éléments d’organisation. L’application n’est pas conçue pour héberger des données sensibles et n’a pas été évaluée pour cet usage.
Ce que l’application ne collecte pas : date de naissance, adresse postale, numéro d’assurance, coordonnées bancaires, photographie, donnée de santé, donnée biométrique, donnée de géolocalisation.
3.2 Données des clients et prospects (Vivi responsable)
| Catégorie | Contenu |
|---|---|
| Compte administrateur d’école | Nom, prénom, e-mail, téléphone, mot de passe (empreinte), rôle |
| École | Nom de l’établissement, identifiant, formule d’abonnement, paramètres |
| Prospects | Prénom, e-mail, et les réponses fournies au formulaire d’intérêt : activité, taille de l’audience, outil utilisé actuellement, taille de l’équipe, formule envisagée, étape atteinte dans le formulaire, origine de la visite |
| Support | Contenu des échanges par e-mail |
3.3 Données techniques
Les serveurs conservent des journaux techniques (adresse IP, horodatage, page ou requête appelée, code de réponse, agent utilisateur) nécessaires au fonctionnement du service, au diagnostic des pannes et à la détection des abus. Ces journaux ne servent à aucune mesure d’audience ni à aucun profilage.
4. Pourquoi ces données sont traitées, et sur quelle base
4.1 Finalités
| Finalité | Détail |
|---|---|
| Fournir le service | Gestion des cours, des inscriptions, des présences, des abonnements et des paiements pour le compte de l’école |
| Gérer les accès | Authentification, gestion des rôles, cloisonnement entre écoles |
| Sécurité et traçabilité | Journal d’activité, détection d’abus, investigation d’incident |
| Support technique | Répondre aux demandes des écoles clientes |
| Gestion de la relation client | Abonnements, facturation, informations de service |
| Suivi des demandes d’information | Traiter les formulaires d’intérêt remplis sur le site |
| Amélioration du service | Corriger les anomalies et faire évoluer les fonctionnalités |
4.2 Base légale
Le droit suisse, contrairement au droit européen, n’exige pas qu’un traitement repose sur l’une des bases légales d’une liste fermée : un traitement conforme aux principes de licéité, de bonne foi, de proportionnalité, de finalité, d’exactitude et de sécurité est en principe admissible sans consentement, tant qu’il ne porte pas une atteinte illicite à la personnalité.
Vivi documente néanmoins les bases suivantes, qui correspondent à celles du règlement européen lorsqu’il s’applique (section 4.3) :
| Traitement | Base |
|---|---|
| Fourniture du service à une école cliente | Exécution du contrat d’abonnement |
| Gestion des élèves d’une école | Relève de l’école responsable, le plus souvent l’exécution du contrat d’inscription au cours, ou son intérêt légitime à organiser son activité |
| Sécurité, journalisation, prévention des abus | Intérêt légitime de Vivi et de l’école à protéger le service et les données |
| Facturation et comptabilité | Obligation légale de conservation des pièces |
| Réponse à un formulaire d’intérêt | Démarche précontractuelle entreprise à la demande de la personne |
4.3 Application du droit européen
Vivi est un service suisse, soumis à la loi fédérale sur la protection des données (LPD, révisée, en vigueur depuis le 1er septembre 2023).
Le règlement européen (RGPD) peut par ailleurs s’appliquer, pour deux raisons distinctes qu’il vaut la peine de ne pas confondre :
- Par les prestataires d’hébergement. Les serveurs et la base de données se trouvent en Allemagne. Les prestataires qui les exploitent y sont soumis au RGPD pour ce stockage.
- Par la clientèle, le cas échéant. Si Vivi propose son service à des écoles établies dans l’Union européenne, ou traite les données de personnes qui s’y trouvent dans ce cadre, le RGPD s’applique à ces traitements au titre de son champ d’application territorial.
Vivi s’adresse à ce jour à des écoles suisses. Si des clients européens sont acquis, la nécessité de désigner un représentant dans l’Union européenne devra être réexaminée.
Par prudence, la présente politique est rédigée de manière à respecter les exigences d’information les plus élevées des deux régimes.
5. Le cas particulier des personnes mineures
Selon les écoles et les disciplines enseignées, une partie des personnes inscrites peut être mineure. L’application ne collecte pas la date de naissance et ne connaît donc pas l’âge des personnes inscrites. Ce point est traité séparément parce qu’il commande plusieurs choix de conception et engage la responsabilité de l’école.
5.1 Ce que fait Vivi
- L’application ne s’adresse jamais directement aux enfants : elle est utilisée par le personnel de l’école, qui saisit les informations. Vivi ne fait aucune publicité ni aucune sollicitation en direction des mineurs.
- Aucun compte d’accès n’est nécessaire pour être inscrit à un cours. Une fiche d’élève peut exister sans adresse e-mail ni mot de passe : un enfant peut donc suivre des cours sans qu’aucun identifiant ne soit créé à son nom.
- Aucun profilage, aucune publicité ciblée, aucune mesure d’audience n’est effectué sur les personnes inscrites, mineures ou majeures.
- Les données collectées sont volontairement réduites au minimum : ni date de naissance, ni adresse postale, ni photographie, ni donnée de santé (section 3.1). L’application ne connaît d’ailleurs pas l’âge des personnes inscrites.
5.2 Ce qui relève de l’école
Puisque l’école est responsable du traitement (section 2.1), il lui appartient :
- de recueillir l’accord des représentants légaux lorsque cet accord est nécessaire pour inscrire un enfant et traiter ses données ;
- d’informer les familles de l’usage qui est fait des données, en s’appuyant le cas échéant sur le présent document ;
- de répondre aux demandes des élèves et de leurs parents (accès, correction, suppression) ;
- de s’abstenir de saisir des informations sensibles concernant un mineur dans les champs de commentaires libres.
5.3 Repères juridiques
En droit suisse, il n’existe pas de régime spécifique aux données des mineurs. La validité du consentement d’un mineur s’apprécie selon sa capacité de discernement (art. 19 du Code civil) : un mineur capable de discernement peut consentir seul aux actes qui relèvent de ses droits strictement personnels, tandis que les représentants légaux consentent pour l’enfant qui ne l’est pas encore. Les exigences sont d’autant plus élevées que le traitement est complexe ou touche à des données sensibles.
En droit européen, lorsqu’un traitement repose sur le consentement et vise un service en ligne offert directement à un enfant, l’autorisation du titulaire de l’autorité parentale est requise en dessous d’un âge fixé entre 13 et 16 ans selon les États. Cette règle vise les services offerts directement aux enfants, ce qui n’est pas le modèle de Vivi, où l’école est l’interlocuteur, mais elle éclaire le niveau de prudence attendu.
6. Qui reçoit les données
6.1 À l’intérieur de l’école
Seules les personnes disposant d’un compte au sein d’une école accèdent aux données de cette école, selon leur rôle (propriétaire, encadrant, participant). Les espaces des différentes écoles sont cloisonnés : une école ne peut pas accéder aux données d’une autre.
6.2 Sous-traitants effectivement utilisés
| Prestataire | Rôle | Localisation des données | Siège |
|---|---|---|---|
| DigitalOcean, LLC | Hébergement des serveurs applicatifs | Francfort, Allemagne (région fra1) | États-Unis |
| Neon, LLC (groupe Databricks) | Hébergement de la base de données | Francfort, Allemagne (région aws-eu-central-1) | États-Unis |
| GitHub, Inc. (groupe Microsoft) | Hébergement du code source et des images de déploiement | Aucune donnée personnelle, voir ci-dessous | États-Unis |
| Cloudinary, Inc. | Hébergement et diffusion des logos d’écoles déposés depuis l’espace d’administration | Diffusion par un réseau mondial ; localisation du stockage précisée par le prestataire, détails sur demande | États-Unis |
| PostHog, Inc. | Mesure d’audience du site public et de l’espace des écoles clientes | Union européenne, instance PostHog Cloud EU | États-Unis |
GitHub n’héberge aucune donnée personnelle d’élève ni de compte : uniquement le code de l’application.
Cloudinary n’héberge aucune donnée personnelle non plus : uniquement les images de logo qu’une école dépose elle-même, et rien d’autre. Aucun nom, aucune adresse, aucune présence, aucun paiement ne transite par ce service. Le fichier est envoyé par notre serveur, jamais par le navigateur, et l’adresse de diffusion obtenue est publique par nature : c’est précisément ce qui permet à une école d’imprimer son logo sur une affiche d’inscription ou un bulletin de versement.
L’entité contractante est « Cloudinary, Inc. », aux États-Unis, et non la société israélienne « Cloudinary Ltd. » du même groupe. La distinction n’est pas de la précision pour la précision : Israël bénéficie d’une décision d’adéquation, les États-Unis non, et les deux situations n’appellent pas la même base de transfert. Le transfert repose donc sur les clauses contractuelles types, comme pour les autres prestataires dont le siège est aux États-Unis (voir section 7).
La localisation du stockage est définie par le prestataire sur le compte, et non par Vivi ; elle est précisée sur demande à l’adresse de contact. Un document de conformité ne pose pas d’hypothèse sur un lieu d’hébergement. Le siège américain de l’entité contractante suffit de toute façon à fixer la base de transfert ci-dessus, quelle que soit la région de stockage, et rappelons qu’aucune donnée personnelle n’est déposée chez ce prestataire.
Le logo est supprimé chez Cloudinary lorsque l’école le retire ou le remplace, et lors de la suppression de l’école.
La configuration de la mesure d’audience, périmètre couvert, données transmises et durée de conservation compris, est décrite en détail en section 11.2.
Cette liste est exhaustive à la date de mise à jour du présent document.
6.3 Services tiers dont l’activation dépend de la configuration
Par souci de transparence, et parce qu’une politique de confidentialité qui anticipe vaut mieux qu’une politique qui se découvre en retard :
| Service | Objet prévu | Statut à ce jour |
|---|---|---|
| Resend | Envoi d’e-mails transactionnels (invitations, réinitialisation de mot de passe) | Actif lorsque la clé du prestataire est configurée pour l’environnement, et pour un seul usage : l’invitation d’un propriétaire d’école. Données transmises : l’adresse e-mail du destinataire, le nom de l’école, et un jeton d’accès valable sept jours qui permet de créer le compte propriétaire. Aucune donnée d’élève. Envoi depuis le backend uniquement, région eu-west-1. |
| Stripe | Encaissement des abonnements des écoles clientes | En cours d’intégration, non actif. Ne concernera pas les paiements des élèves, qui restent saisis manuellement par l’école |
Ce document sera mis à jour avant la mise en service effective de l’un ou l’autre.
6.4 Autres communications
Les données peuvent en outre être communiquées :
- à des conseils professionnels tenus au secret (avocat, fiduciaire), en cas de besoin ;
- à une autorité lorsque la loi l’exige ou en réponse à une décision judiciaire ;
- à un repreneur, en cas de cession de l’activité, auquel cas les personnes concernées en seraient informées.
Les données ne sont ni vendues, ni louées, ni échangées, et ne servent ni à de la publicité ni à l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.
6.5 Accès technique de l’éditeur
Un accès administrateur permet à l’équipe Vivi d’intervenir dans l’espace d’une école lorsque c’est nécessaire au support ou au diagnostic d’un incident. Cet accès est restreint aux administrateurs de la plateforme, journalisé et horodaté (ouverture et fermeture de session). Il n’est utilisé qu’en cas de nécessité technique et ne donne lieu à aucune exploitation des données à d’autres fins.
7. Transferts hors de Suisse
Les données sont stockées dans l’Union européenne, à Francfort (Allemagne). Il s’agit donc d’une communication de données à l’étranger au sens de la loi suisse.
L’Allemagne, comme l’ensemble des États de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, figure sur la liste des États dont la législation assure un niveau de protection adéquat établie par le Conseil fédéral (annexe 1 de l’ordonnance sur la protection des données). Le transfert vers l’Allemagne est donc admissible sans garantie contractuelle supplémentaire.
Les prestataires concernés ont en revanche leur siège aux États-Unis, ce qui rend possible un accès depuis ce pays, notamment pour l’exploitation et le support technique. Ces transferts sont encadrés par les mécanismes suivants :
- les accords de sous-traitance conclus avec les prestataires, incluant les clauses contractuelles types reconnues ;
- pour les prestataires certifiés, le cadre de protection des données Suisse–États-Unis (Swiss–U.S. Data Privacy Framework), auquel DigitalOcean et Databricks/Neon déclarent adhérer. Les États-Unis ont été ajoutés à la liste des États à protection adéquate, pour les entreprises certifiées, avec effet au 15 septembre 2024.
8. Combien de temps les données sont conservées
Deux principes s’appliquent : les données ne sont conservées que le temps nécessaire aux finalités décrites, et l’école cliente reste maîtresse de la durée de conservation des données de ses élèves.
Les durées ci-dessous sont des durées maximales : les données sont supprimées avant leur terme dès que la finalité qui les justifie s’éteint, sauf obligation légale de conservation plus longue.
| Données | Durée maximale | Justification |
|---|---|---|
| Fiche d’élève active | Toute la durée de la relation avec l’école, puis la durée d’archivage ci-dessous | Nécessaire au service |
| Fiche d’élève archivée | Au plus 5 ans après l’archivage | Permet le retour d’un élève après une interruption, sans conservation indéfinie |
| Inscriptions et présences | Au plus 5 ans | Historique de fréquentation, litiges éventuels sur un forfait |
| Abonnements et cartes | Au plus 5 ans après expiration | Preuve des droits consommés |
| Paiements et pièces comptables | 10 ans | Durée légale de conservation des livres et pièces comptables en droit suisse (art. 958f CO) |
| Compte utilisateur | Au plus 24 mois après la fin de l’abonnement de l’école | Éviter les comptes dormants |
| Journal d’activité | Au plus 24 mois | Traçabilité et investigation d’incident, sans conservation excessive |
| Journaux techniques serveur | Au plus 12 mois | Sécurité et diagnostic |
| Mesure d’audience, événements et enregistrements de session | Au plus 30 jours | Durée réglée dans la console du prestataire ; le détail de la configuration est en section 11.2 |
| Formulaires d’intérêt (prospects) | Au plus 36 mois sans contact | Suivi commercial raisonnable |
| Données d’une école après résiliation | Au plus 6 mois après la fin du contrat, sauf obligation légale | Laisse à l’école le temps d’exporter ses données |
| Sauvegardes | Supprimées automatiquement selon le cycle de rotation du prestataire d’hébergement, au plus 12 mois | Une donnée supprimée disparaît des sauvegardes à l’expiration du cycle |
Deux réserves honnêtes.
- La durée de conservation des données d’élèves relève en dernier ressort de l’école, pas de Vivi. Ces durées sont des valeurs par défaut appliquées par le service ; une école peut avoir des obligations propres.
- Le cycle exact de rotation des sauvegardes relève du prestataire de base de données, et non de Vivi ; il est précisé sur demande à l’adresse de contact.
9. Les droits des personnes
9.1 Quels droits
Toute personne dispose, en droit suisse, des droits suivants :
- Droit d’accès : savoir si des données la concernant sont traitées et en obtenir copie, ainsi que les informations nécessaires pour faire valoir ses droits.
- Droit à la rectification : faire corriger des données inexactes.
- Droit à la suppression : demander l’effacement des données, sous réserve des obligations légales de conservation.
- Droit d’opposition : s’opposer à un traitement déterminé.
- Droit à la remise ou à la transmission des données (portabilité) : obtenir les données fournies, dans un format électronique courant, ou en demander la transmission à un tiers.
- Droit de ne pas faire l’objet d’une décision individuelle automatisée. Vivi ne prend aucune décision automatisée produisant des effets juridiques ni ne pratique de profilage.
Lorsque le règlement européen s’applique (section 4.3), s’y ajoutent notamment le droit à la limitation du traitement et le droit de retirer un consentement à tout moment, sans effet sur ce qui a été fait auparavant.
L’exercice de ces droits est gratuit, sauf demande manifestement infondée ou excessive.
9.2 Comment les exercer
Si vous êtes élève dans une école, ou parent d’un élève : adressez-vous directement à votre école. C’est elle qui décide du traitement et qui doit vous répondre. Vivi lui apporte l’assistance technique nécessaire.
Si vous êtes client de Vivi, ou avez rempli un formulaire sur le site : écrivez à hello@viviapp.io.
Une réponse est apportée dans les meilleurs délais et, sauf circonstance particulière, dans un délai de 30 jours. Vivi peut demander des éléments permettant de vérifier l’identité du demandeur, afin de ne pas communiquer des données à la mauvaise personne.
10. Sécurité
Vivi met en œuvre des mesures techniques et organisationnelles destinées à protéger les données. Les mesures suivantes sont en place et vérifiables :
- Chiffrement des communications entre le navigateur et le service, et entre le service et la base de données.
- Mots de passe non réversibles : ils sont stockés sous forme d’empreinte cryptographique, jamais en clair. Vivi ne peut pas lire le mot de passe d’un utilisateur.
- Cloisonnement par école : les données de chaque école sont isolées, avec un contrôle appliqué à la fois par l’application et par la base de données elle-même, qui refuse par défaut de retourner des lignes hors du périmètre de l’école courante.
- Contrôle d’accès par rôle au sein de chaque école.
- Séparation des environnements : l’environnement de préproduction utilise une base distincte, avec des données de démonstration fictives, et ne peut pas accéder aux données réelles.
- Journalisation des actions métier et des accès administrateur de la plateforme.
- Base de données gérée par un prestataire spécialisé, avec sauvegardes et restauration à un instant donné.
- Audit de sécurité interne : une revue de sécurité du code et de l’infrastructure a été menée en juillet 2026, dont les constats font l’objet d’un plan de correction.
Aucune certification de sécurité n’est revendiquée : Vivi ne dispose à ce jour d’aucune certification ni d’aucun audit externe indépendant.
Aucun système n’étant à l’abri, Vivi ne peut garantir une sécurité absolue. En cas de violation de la sécurité des données entraînant un risque élevé pour les personnes concernées, Vivi annonce l’incident dans les meilleurs délais au Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, informe l’école cliente concernée, et informe les personnes lorsque cela est nécessaire à leur protection ou exigé par l’autorité.
11. Mesure d’audience, cookies et traceurs
11.1 Ce qui n’est jamais fait
Aucune publicité, aucun pixel de réseau social, aucune régie publicitaire, aucun courtier en données. Les données ne sont ni vendues, ni louées, ni échangées, et ne servent pas à l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.
11.2 Mesure d’audience
Ce tableau décrit la configuration réellement déployée par le socle de mesure d’audience, et non une intention. Chacune de ses lignes se vérifie, dans le code ou dans la console du prestataire.
| À renseigner | Valeur |
|---|---|
| Outil | PostHog |
| Éditeur et siège | PostHog, Inc., États-Unis ; les données de mesure sont hébergées dans l’Union européenne sur l’instance PostHog Cloud EU, voir la ligne suivante |
| Région d’hébergement des données | Union européenne, instance PostHog Cloud EU (eu.i.posthog.com, organisation Viviapp.io, projet 240522). Aucun repli sur une région américaine n’est configuré, et cette adresse est verrouillée par un test automatisé |
| Périmètre couvert | Site public : accueil, pages légales, et le tunnel d’abonnement destiné aux écoles. Espace des écoles clientes : application, administration, et l’écran de connexion. Page publique d’une école (/i/<nom-de-l-école>), depuis le 26 août 2026 : comptage des visites uniquement, en anonymat strict, voir l’encadré sous ce tableau. Sont exclus, et le SDK ne s’y charge pas du tout : l’espace élève (fiche personnelle, connexion élève, lien d’accueil) et les écrans de réinitialisation de mot de passe. Ces exclusions sont des frontières techniques, vérifiées par des tests automatisés, et non des consignes |
| Données collectées | Pages vues : l’adresse de la page. Les identifiants qui s’y trouvent sont remplacés avant l’envoi : Provenance de la visite : la page d’où vous venez (le « référent »), son domaine, et les paramètres de campagne éventuellement présents dans le lien qui vous a amené. Si vous arrivez depuis un moteur de recherche, les mots que vous avez tapés dans ce moteur sont transmis, à la fois dans l’adresse du référent et dans une donnée dédiée. Ces informations sont rattachées à votre visite et conservées de façon durable sur le profil correspondant. En revanche, l’adresse de votre toute première visite n’est plus figée ni conservée, et n’est plus transmise dans les requêtes de configuration de l’outil. Données techniques transmises par le navigateur : type et version du navigateur et du système, langue, fuseau horaire (son nom et son décalage), taille d’écran, adresse IP, ainsi qu’un identifiant technique aléatoire propre au navigateur et un identifiant de session. Pour un compte d’école connecté : un identifiant interne, son rôle, et le rattachement à son école (identifiant d’école, formule, statut d’abonnement, date de création). Ni nom, ni prénom, ni adresse e-mail, ni numéro de téléphone ne sont transmis, pour aucune personne. Aucun événement propre à l’usage n’est encore envoyé. |
| Durée de conservation | 30 jours, événements et enregistrements de session compris. Valeur confirmée par l’éditeur le 19 août 2026. Elle n’est pas fixée par le code : elle se règle dans la console du prestataire, et c’est donc là qu’elle se vérifie |
| Enregistrement de session | Activé, mais jamais par défaut. L’enregistrement ne démarre pas tout seul : sur le site public il commence à l’ouverture de la page ; dans l’espace des écoles, il ne commence qu’une fois un compte d’école identifié. L’écran de connexion, qui est le même pour un membre d’une école et pour un élève, n’est donc jamais enregistré tant que l’on ne sait pas qui est derrière. Le masquage n’est plus le même partout, et c’est une décision du 13 août 2026. Sur le site public, le texte affiché n’est plus masqué : aucune donnée d’élève n’y transite, et masquer notre propre texte de présentation ne protégeait personne tout en rendant la mesure inutilisable. Dans l’espace des écoles, le texte redevient lisible par défaut, et les zones qui portent des données d’élèves sont explicitement marquées et masquées dans le navigateur, avant tout envoi : noms, prénoms, adresses e-mail, téléphones, commentaires, initiales et montants. La donnée masquée ne part jamais sur le réseau. Tous les champs de saisie restent masqués partout, site public compris. Ce qui est conservé est la structure de l’écran, les déplacements, les clics, et le texte non marqué : navigation, onglets, boutons, titres, écrans vides et messages d’erreur. Ne sont enregistrés ni les requêtes réseau (ni leurs en-têtes, ni leur contenu), ni la console du navigateur, ni les zones de dessin, ni les cadres tiers. Aucune capture automatique du texte des éléments cliqués n’est activée. Ce que le masquage ne couvre pas : les attributs techniques du code de la page, comme le texte de remplacement d’une image. Aucun masquage ne les atteint, quel que soit le marquage de l’élément qui les porte. Les adresses qui s’y trouvent sont nettoyées comme les autres, y compris les liens vers la fiche d’un élève ; depuis la décision du 13 août 2026 sur le masquage, les liens |
| Mécanisme de consentement | Aucun bandeau de consentement. L’information passe par la présente politique et par les conditions générales : la mesure porte sur l’usage professionnel du produit par une école cliente, dans le cadre du contrat qui la lie à l’éditeur. Aucun cookie n’est déposé par l’outil de mesure ; l’identifiant technique vit dans le stockage local du navigateur. Le signal Do Not Track du navigateur est respecté, et suffit à ne rien envoyer |
Ce que le masquage protège, et ce qu’il suppose. Le masquage de l’espace des écoles repose désormais sur un marquage explicite des zones sensibles, et non plus sur un masquage aveugle de tout le texte. Cette approche a un défaut connu, assumé par l’éditeur et écrit ici plutôt que passé sous silence : un écran ajouté sans marquage afficherait des données d’élèves dans un enregistrement. Deux contrôles automatisés s’y opposent, exécutés à chaque modification du code. Le premier refuse toute donnée personnelle affichée hors d’une zone marquée. Le second fait constater par l’outil lui-même que le marquage masque bien le texte qu’il couvre, descendants compris. Leur portée exacte, y compris ce qu’ils ne peuvent pas voir, est documentée dans le code de ces contrôles.
Interrupteur d’arrêt. L’outil ne se charge que si une clé de projet est présente dans l’environnement du serveur, et les clés de l’environnement de test et de la production sont distinctes. Sans clé, aucun appel ne part vers le prestataire : le code du SDK n’est même pas téléchargé par le navigateur.
Frontière posée par l’éditeur : la mesure d’audience porte sur l’usage du produit par les écoles clientes et les visiteurs du site public. Elle ne vise pas à suivre l’activité individuelle des élèves.
Le seul écran partagé, et ce qui s’y passe. L’écran de connexion est le même pour un membre d’une école et pour un élève : il n’existe pas deux portes. Ce que cela implique, dit sans détour : une page vue y est comptée sans que l’on sache qui est derrière, et elle ne porte rien d’autre que l’adresse de cette page. En revanche, aucun enregistrement de session n’y démarre tant qu’un compte d’école n’a pas été identifié : un élève qui se connecte n’est jamais enregistré, ni sur cet écran, ni ensuite sur sa fiche.
Point d’attention pour toute évolution. Étendre la mesure au parcours des élèves changerait la nature du traitement : il ne s’agirait plus d’analyser l’usage d’un service par un client, mais l’activité de personnes qui n’ont aucune relation contractuelle avec l’éditeur et dont certaines sont mineures. Une telle extension relèverait de la responsabilité de l’école, exigerait une base de licéité propre, une information des personnes et de leurs représentants légaux, et devrait être réexaminée avant toute mise en œuvre. L’absence d’intention commerciale à l’égard des élèves ne dispense d’aucune de ces obligations.
La page publique d’une école, et ce qui y est compté. Chaque école cliente dispose d’une page publique à son nom (/i/<nom-de-l-école>), qu’elle diffuse par affiche, par lien ou par code QR, et sur laquelle une personne intéressée peut s’inscrire. Cette page est restée hors de toute mesure jusqu’au 26 août 2026, pour la raison que dit l’encadré ci-dessus : elle porte un formulaire où une personne, parfois mineure, tape son prénom, son nom, son adresse e-mail et son numéro de téléphone.
Le réexamen demandé par cet encadré a eu lieu, et il a abouti à une extension délibérément étroite, destinée à répondre à une seule question, celle qu’une école se pose sur son propre matériel de promotion : combien de personnes ont vu cette page, et par quel chemin sont-elles arrivées.
Ce qui y est collecté, et cette liste est complète : l’adresse de la page, le nom public de l’école concernée, les paramètres de campagne éventuellement présents dans le lien (ce qui distingue le scan d’une affiche d’une arrivée directe), le site de provenance sous la seule forme de son nom de domaine (par exemple www.google.com), et les données techniques du navigateur listées plus haut dans ce tableau.
Et ce que la mesure générale collecte ailleurs mais PAS ici, parce que c’est le point sur lequel cette page se distingue de tout le reste du périmètre. Si vous arrivez depuis un moteur de recherche, l’outil sait normalement extraire les mots que vous avez tapés et les transmettre dans une donnée dédiée, en plus de l’adresse complète du référent qui les répète. C’est décrit plus haut pour le site public et l’espace des écoles, où les personnes mesurées sont le personnel d’une école cliente. Sur la page publique d’une école, ces mots sont supprimés avant tout envoi, et l’adresse de provenance est réduite à son nom de domaine : ni la requête, ni le chemin ne partent. Une personne qui cherche un cours pour son enfant ne transmet donc rien de ce qu’elle a écrit. C’est un filtrage technique, vérifié par un contrôle automatisé qui rejoue une arrivée depuis un moteur de recherche.
Ce qui n’y est jamais collecté, et qui fait la différence avec le reste du périmètre :
- aucun enregistrement de session, dans aucune circonstance. Un enregistrement ouvert sur une page précédente est fermé avant même que la page ne soit mesurée ;
- aucun profil de personne, aucune identification, aucun rattachement possible entre la visite et le compte créé ensuite. Les visites sont comptées, les personnes ne le sont pas ;
- rien de ce qui est tapé dans le formulaire. Aucune capture automatique du contenu, du texte cliqué ou des champs n’est active sur cette page, et cette absence est vérifiée par un contrôle automatisé qui remplit réellement le formulaire et constate que rien n’en sort ;
- rien de ce qui est tapé dans un moteur de recherche pour arriver ici, ni l’adresse complète qui le répète.
Ces quatre bornes sont des frontières techniques, vérifiées à chaque modification du code, et non des consignes. L’école cliente voit le nombre de visites de sa seule page depuis son espace d’administration ; le décompte est borné côté serveur à l’école connectée.
L’encadré ci-dessus reste valable pour tout le reste : cette extension ne mesure pas un parcours d’élève et n’en ouvre pas la porte. Elle mesure la fréquentation d’une page de promotion, et toute évolution qui irait au-delà relève du même réexamen préalable.
11.3 Cookies strictement nécessaires
| Cookie | Fonction | Durée |
|---|---|---|
| Cookie de session | Maintenir la personne connectée d’une page à l’autre et protéger le formulaire de connexion | Durée de la session |
Ces cookies ne permettent pas de suivre la navigation sur d’autres sites.
L’outil de mesure d’audience décrit en 11.2 ne dépose aucun cookie. Il inscrit un identifiant technique aléatoire dans le stockage local du navigateur, sur le seul domaine de Vivi. Cet identifiant ne permet pas davantage de suivre une navigation sur d’autres sites, et vider les données du site le supprime.
12. Modification de la présente politique
Cette politique peut être modifiée pour tenir compte de l’évolution du service, des prestataires utilisés ou du cadre légal. La date de dernière mise à jour figure en tête de document. En cas de modification substantielle, les écoles clientes sont informées par un moyen approprié.
13. Contact et réclamation
13.1 Contact
Pour toute question relative à la présente politique ou au traitement de vos données :
- hello@viviapp.io
- Adresse postale
- voir la section 1 des mentions légales.
Vivi n’a pas désigné de délégué à la protection des données (conseiller à la protection des données au sens du droit suisse). Cette désignation est facultative.
13.2 Réclamation auprès de l’autorité
Toute personne qui estime que le traitement de ses données n’est pas conforme peut adresser une dénonciation à l’autorité de surveillance suisse :
Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT)
Feldeggweg 1, 3003 Berne, Suisse
Les personnes résidant dans l’Union européenne peuvent, lorsque le règlement européen s’applique, saisir l’autorité de contrôle de leur État de résidence.
Ces voies ne remplacent pas la possibilité d’agir devant les tribunaux civils compétents.
14. Références
Textes et sources consultés lors de la rédaction de ce document (dernière consultation : 3 août 2026).
Droit suisse
- Loi fédérale sur la protection des données (LPD), RS 235.1, en vigueur depuis le 1er septembre 2023, texte officiel sur Fedlex
- Art. 19 LPD, devoir d’informer lors de la collecte, commentaire article par article
- Art. 12 LPD, registre des activités de traitement, commentaire article par article
- Art. 17 LPD, dérogations à la communication à l’étranger, commentaire article par article
- PFPDT, communication de données à l’étranger et liste des États à protection adéquate (annexe 1 OPDo), edoeb.admin.ch
- PFPDT, guide relatif à l’annonce des violations de la sécurité des données (art. 24 LPD), document PDF
- PFPDT, rôle et coordonnées, edoeb.admin.ch
- SECO / PME, présentation de la nouvelle loi sur la protection des données, kmu.admin.ch
Droit européen
- Champ d’application territorial du RGPD (art. 3) et cas des entreprises suisses, analyse
- PFPDT, le RGPD et ses conséquences sur la Suisse, document PDF
- CEDIDAC (UNIL), le RGPD et la Suisse, bulletin n° 72
Mineurs
- Commentaire de l’art. 6 al. 6 et 7 LPD, consentement et capacité de discernement, onlinekommentar.ch
- Rosenthal / Studer / Lombard, la nouvelle loi sur la protection des données, document PDF
- Protection des données à l’école et dans les établissements de formation, sidd.swiss
- RTS, absence de loi spécifique aux mineurs en Suisse, rts.ch
Prestataires
- DigitalOcean, politique de confidentialité et cadres de transfert, digitalocean.com/legal/privacy-policy
- Databricks / Neon, politique de confidentialité (Neon, LLC couverte par la certification DPF), databricks.com/legal/privacynotice